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THEATRE DU FAUNE — CLOWN+VOIX+PERCUSSION, RYTHMES ET DEMESURE

Mots-clés associés : Intermittents artistes hors musiciens - la voix le clown et le rythme au service de l'acteur

Dans ce travail autour du clown, le rythme sera au cœur de nos préoccupations. Qu’est-ce que l’étude et la pratique du rythme peuvent apporter à l’acteur? Comment le corps et la voix peuvent devenir des instruments au service du jeu? De quelle manière s’organise une improvisation collective? Que signifie être leader ou suiveur, soliste ou choriste?

Informations générales

Identification du stage

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Aux acteurs, danseurs, circassiens, chanteurs et musiciens.

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Avoir une expérience de la scène

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Dans ce travail autour du clown, le rythme sera au cœur de nos préoccupations. Qu’est-ce que l’étude et la pratique du rythme peuvent apporter à l’acteur? Comment le corps et la voix peuvent devenir des instruments au service du jeu? De quelle manière s’organise une improvisation collective? Que signifie être leader ou suiveur, soliste ou choriste? Comment s'inscrire dans le bon tempo? Riche de ces questions, les clowns se confrontent a l’improvisation sans dérision ni parodie. Le clown ne fait pas semblant. Il s'implique jusqu'à dépasser la mesure. Jusqu'à la démesure.

  • Du 21/09/2020 au 09/10/2020
    Réf. Afdas : 1930754

105h (15 jours - 35.0h/semaine)
MONTREUIL SOUS BOIS (Ile-de-France)
12 stagiaires


Financement à 100% par l'Afdas pour les publics recevables. Dans la limite des budgets disponibles.


Fred ROBBE — 0615780299
theatredufaune@free.fr
www.theatredufaune.com

Informations pédagogiques

Programme pédagogique

Préambule

On compare souvent le clown a un tout petit enfant, car il est comme lui avide de tout ce qu'il peut capter venant du monde extérieur et aussi de son propre monde. Retrouver et développer cet état d'éveil, notamment dans le domaine sonore, sera un des objectifs de ce stage.

L'acteur doit devenir récepteur ouvert, ou guetteur de sons (de silences) sachant accueillir la musicalité du quotidien (le sons qui l'entourent et ceux qu'il produit, consciemment ou non).
Il doit aussi devenir producteur, c'est-a-dire un organisateur d'évènements sonores, un musicien inventif qui continue de jouer et d'improviser.
C'est ce double potentiel que nous développerons:
- par une approche corporelle de la musique car elle est d'abord un geste. La danse-contact permettra une première exploration du mouvement.
- par la découverte des danses percussives (claquettes, hiphop, kathak, gumboots, stepping) où nous chercherons à associer l'énergie, la spontanéité, le rythme et la musicalité.
- par le travail sur des instruments percussifs qui permettra d'acquérir des bases musicales et des méthodes qui serviront ensuite dans les explorations sonores de matériaux bruts et les objets du quotidien (percussions sur objets).
-par l'exploration du potentiel vocal (chants et polyphonies)
- par des temps d'apprentissage alternant avec des temps de recherche individuels ou collectif.
- par une pratique régulière de l'improvisation (instrumentale, vocale et corporelle)
- par l'exploration du langage clownesque où nous découvrirons les règles qui régissent le jeu par le biais de nombreuses structures d''improvisation (duos, trios et quatuors).

PROGRAMME


LE MATIN

1ere semaine :
danse contact ou le contact-improvisation


Pour favoriser les rencontres entre les acteurs, nous utiliserons cette technique de danse qui privilégie le contact physique et l’exploration du mouvement. Inspiré de la danse contemporaine et de la performance, ce travail sera un temps suspendu où on l’on prendra conscience de son corps en mouvement. On approfondira la relation à soi, à l’autre, et à l’espace. On dansera « sa danse de l’instant/éphémère ». On se surprendra. On apprendra à communiquer différemment par le corps et le mouvement. Dans ce moment privilégié, nous chercherons un équilibre : nous explorerons le lien entre notre monde intérieur et extérieur, l’état d’enchantement.

le corps, le geste musical


Nous mettrons à profit le travail précédent autour du mouvement pour insister sur l’ancrage corporel de la musique qui permet une approche vivante des notions de base.
- la marche pour installer la pulsation dans les pieds.
- la danse pour les différentes mesures( 2 temps, 3 temps, etc..), les temps forts et les temps faibles.
- la coordination motrice, pieds/mains, pour les notions de durée (noire, croches, triolets…) et l’étude des cellules rythmiques* de base.

Nous ferons l’inventaire des sonorités corporelles : claquements de doigts, de mains, bruits de bouche (en dehors de la voix). Chaque participant construira une cellule rythmique* sonore. Cette cellule sera transposée en mouvement et en gestes. Elle servira de matière pour travailler sur des paramètres musicaux ( espace, silences, suspensions, volume, crescendo/decrescendo, énergies, accélération/décélération, accumulations ) afin d’aboutir à de nouvelles formes gestuelles et sonores qui seront des supports de rencontres, d’improvisations et de compositions.
Ce travail sera poursuivi et développé avec l’introduction de la voix.

2ème semaine :
la voix


Une chanson apprise par cœur servira de base à un travail individuel.
Ce travail sera développé et nourri par une pratique vocale et corporelle :
- échauffements, étirements, conscience de la respiration, résonances.
- exploration des potentiels vocaux, (couleurs, timbres, hauteurs, registres, articulation, émotions).
- respiration et disponibilité du corps. Entendre sa voix et celle des autres, y faire jouer les sonorités, les rythmes, le sens.
- improvisations soliste/chœur.
- travail sur les paramètres musicaux

3ème semaine :
l’improvisation libre et le maquillage

Il y aura 2 ateliers conjoints pour les matinées de cette semaine.

Pour la moitié du groupe, il s'agira de s'exercer à la composition du maquillage (et au choix du costume où il s'agira de déterminer une certaine esthétique).
Après un cours magistral donnée par l'intervenante maquilleuse sur les différentes techniques et sur l'utilisation des couleurs, chaque acteur travaillera à l'élaboration de son maquillage.
A l'aide de croquis, de photos et grâce aux conseils techniques des intervenants, ils pourront cheminer, chaque jour davantage, vers le "masque" qu'ils auront imaginé pour leur clown.


L'autre moitié du groupe sera en atelier "improvisation vocale".
Il s’agira de vivre des moments d’improvisation simultanée entre des acteurs-musiciens (utilisant soit les percussions -corporelles ou vocales- ou percussions sur objets, soit la voix -parlée ou chantée) et des acteurs en mouvement .
Un travail basé sur des séquences de 5 à 10 mn permettra de mettre en œuvre les connaissances acquises depuis le début du stage, et de poser quelques questions.
- Dans une situation d’improvisation quels sont les rapports entre la musique et le mouvement? Illustrations? Ponctuations? Complémentarité ou au contraire indépendance? Qui dirige ? Quelle est la différence entre le rythme et le tempo? Quelle peut être la place du rythme? du silence? De l’immobilité ?


Quelques définitions :

Polyrythmie : superposition de plusieurs formules rythmiques différentes, parfois dans des mesures différentes. Il s’ensuit une impression de naturel, les coïncidences paraissant fortuites, comme lorsque plusieurs cloches de dimensions différentes sonnent ensemble dans le même clocher. La forme la plus élémentaire de polyrythmie est 3 pour 2.

Pulsation : c’est l’ensemble des repères temporels périodiques (donc réguliers) qui servent d’appui à l’organisation de la durée des notes tout au long d’une partie ou d’un morceau entier. Ces repères sont appelés les pulsations.

Tempo : c’est la fréquence de la pulsation autrement dit le nombre de pulsations par minute.

Rythme : Ordonnance des sons dans le temps selon des proportions accessibles à la perception, fondées sur la succession de leurs durées et l’alternance de leurs points d’appui.

Mesure : Division du temps musical. Dans la musique écrite, la mesure est la période comprise entre deux barres verticales appelées barres de mesure. Chaque mesure vaut un certain nombre d’unités de temps. La mesure est dite « binaire » quand le temps est représenté par une valeur simple (ronde, blanche, noire). Elle est dite « ternaire » quand l’unité de temps est composée par une figure de note à laquelle un point d’augmentation ajoute la moitié de sa valeur.

Rythme et mesure : Le rythme est l’architecture d’une œuvre (phrases ou périodes se succédant) ainsi que son caractère général (marche, berceuse, valse, etc…), tandis que la mesure est la régulatrice des éléments de durée (notes, silences) servant à la construction de la dite œuvre.

Musicalité latente : Ce qui, bien qu’extra musical, peut dans l’organisation temporelle et spatiale d’événements, évoquer la musique.
Un geste, même muet, peut suggérer une sensation sonore en mouvement dans le temps. Un agencement de rythmes visuels peut être porteur, dans la mesure où il structure le temps et l’espace, d’une idée musicale.



L'APRES-MIDI


"trouver son clown"
Le clown est un état de conscience modifié (quelque part entre la veille et le sommeil, à la frontière de la transe).
Trouver son clown c’est en quelque sorte re-trouver notre part d’enfance enfouie ou dispersée et renouer avec une certaine forme de liberté jubilatoire et cathartique.

"le jeu clownesque"
La spécificité du jeu clownesque réside dans son jeu en triangle. Le public est un partenaire au même titre que le partenaire sur scène. De par ses réactions, le public influence l’acteur et lui offre des possibilités de jeu multiples.

« Dès qu'un acteur «trouve» son clown, il est proche de la possession, il peut se laisser posséder par le personnage ou par son clown. Un personnage masqué est perpétuellement en crise, qu'il soit dramatique ou comique. C'est une tâche athlétique, pour le corps, l'imagination, le coeur et les sens. » Jacques Lecocq

1ère Semaine :
le masque neutre


L'acteur se déplace dans un espace, réagit dans un temps donné et en relation avec un partenaire. Cette règle, que nous pourrions appeler des trois unités, sera abordée par l'initiation au « masque neutre » et à des codes rigoureux du regard, du geste et du mouvement. Par un travail choral, il sera procédé à un jeu d'équilibrage du plateau où l'écoute et le respect de l'autre peuvent parfois générer une beauté rayonnante.
La pratique du masque neutre neutre permettra aux acteurs de - Développer l’écoute et la disponibilité - Démontrer l’importance des « Entrées et Sorties » et du « jeu de face » - Révéler la valeur du mouvement.

le jeu clownesque


- Définition du langage « clown » et des règles qui régissent le jeu.
- Naissances (premiers passages en solo).
- Découverte du ping-pong : mécanique de l'improvisation*.
- Identification des obsessions et de leur fonction dans la dynamique clownesque.


2ème Semaine :
jeu clownesque –acquisition d’une technique de jeu précise


Comment passer le relais et déterminer le leader ?
– Exercices de placement du regard.
- Découverte de « l’intentionnalité » ou de la communication par le regard.

- Affirmer le leadership, en développant les actions en paliers. Au 1er palier, l’acteur émet une proposition. Au 2eme palier, il élargit la proposition (son+mouvement). Au 3eme palier, il prolonge le son et le mouvement jusqu’a ce qu’un état surgisse.

Comment favoriser les rencontres ?
-par un fonctionnement en empathie. Improvisations à partir d’une structure de jeu : Petit frère - Grand-frère*.
-par l’acceptation : le clown dit toujours « oui » et s’engage totalement.

- Préparation au duo par le biais d’exercices : dos à dos* ou Fil à fil* ou par des structures de jeu comme l’assistant et le conférencier*.

Les acteurs-clown oseront la démesure :
-par un fonctionnement en « Etirement » ou en « Rupture », techniques essentielles pour le déroulement et la progression du jeu.
-par un travail sur les différents niveaux de jeu : exercice : Le 2 contre 1*
-par la récurrence : revenir par intervalles sur quelque chose qui a fait rire le public (il attend ça avec impatience)

- Nous affirmerons certains principes de jeu dont, notamment, le jeu en triangle (acteur-public-partenaire) lequel est spécifique du jeu clownesque :
-le public doit être au courant de ce que le clown vit à chaque instant, c’est ce qu’on appelle la « transparence » du clown .
-Le clown doit Informer le public de ce qui le traverse.
-Oser l'aveu.
-Donner de l’intime.

Nous nous concentrerons sur certains objectifs:
-Favoriser l’expression du corps et l’économie du mouvement afin d’éviter les gestes quotidiens et le figuratif.
-Trouver le vrai.
-S’éloigner du clown bavard qui parle mais ne se raconte pas.


3ème Semaine :
Improvisations entre clowns et un percussionniste

Installé en bord scène, le musicien donne le rythme. Il est le maître du jeu. Sous sa baguette, à l’écoute des rythmes, le clown engage le corps et la voix. Le clown s’invente dans l’instant.

-Premières improvisations en trio ou en quatuor. Quelle est la différence avec le duo? Comment s’organise et quelles sont les règles qui régissent le trio ou le quatuor. Comment trouver la liberté dans la contrainte?

Riches d’un travail de deux semaines autour du rythme, les acteurs sont également capables de « sonoriser » en direct les improvisations de leurs partenaires. Ils sont capables de remplacer ou d’épauler le percussionniste. Avec leurs instruments inventés ou réels, ils donnent le son et permettent aux clowns de s'inventer, en direct, à partir de leurs rythmes et sons.


Les acteurs-clowns (costumés et maquillés) possèdent les outils pour vivre leur expérience au présent. Ils oseront la rencontre pendant toute une séance devant un public invité et averti.

Le dernier jour, nous aménagerons un temps d'échange partagé entre les acteurs et les intervenants.






à propos de : la technique
La précision du regard -permet une bonne lisibilité du jeu : l’acteur regarde avec tout le visage. Il pointe le regard sur ce qui l’intéresse avant d’agir indiquant ainsi au public ce qu’il va faire.
Le temps de la réaction -pour se laisser l'écho de ce qui vient d'être dit : laisser filer trois secondes avant de réagir ou de répondre au partenaire .
Les actions en paliers - pour affirmer une proposition. Généralement en 3 paliers : 1er palier: L’acteur émet une proposition. 2eme palier: il élargit la proposition (mouvement+son). 3eme palier: Il élargit la proposition jusqu’à l’extrême du son et du mouvement (vider la proposition pour que quelque chose d’autre puisse naître).
L’empathie -facilite la communication entre clowns : c’est la faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui, de percevoir ce qu'il ressent.
Les entrées et sorties –de leur qualité dépend l’improvisation : Savoir comment entrer pour exister tout de suite. Savoir sortir quand il est encore temps, ne pas vouloir durer. Le public voudra revoir un clown qui l'aura "cueilli" sur la sortie.
Jeu en étirement, jeu en rupture –L’étirement permet de soutenir une proposition jusqu’à son accomplissement, en prolongeant un geste ou un son. Inversement, la rupture change la nature d’une proposition, ce qui permet l’effet de surprise.
L’aveu –permet d’entretenir le lien avec le partenaire et principalement avec le public : L’acteur doit informer le public de ce qu’il vit. Il le met ainsi dans la confidence et au fait d’une histoire tissée en direct.
L’engagement– le clown dit toujours « oui » et s’engage totalement dans l’action.
La récurrence –ou comment déclencher le rire par la répétition : toujours revenir, par intervalles, sur quelque chose qui a fait rire le public. Il attend ça avec impatience.
La détermination du leader et du suiveur– toujours connaître sa place dans l’improvisation afin d’interférer ou de relayer, au bon moment, une proposition en cours.
« Jouer avec », « jouer contre » – il y a une multitude de façon de « jouer avec » ou de « jouer contre » un partenaire. « Jouer avec » consiste généralement à valoriser la proposition du partenaire par le regard ou en y participant. « Jouer contre » consiste à créer un obstacle sur le chemin du partenaire pour différer la réalisation du projet.
La mission - Quelque chose que l’acteur se donne avant d’entrer en scène et qui change son fonctionnement, sa manière d’appréhender la scène (exemple : prendre le temps de rencontrer le public avant d’annoncer son projet.
Le projet (ou l’obsession) – c’est ce qui amène le clown sur scène. Il est porteur d’un projet qui crée la dynamique, à condition que ce soit quelque chose qu’il doit réaliser coûte que coûte.
L’obstacle – permet de différer la réalisation du projet, (exemple : le clown vient pour chanter mais n’arrive pas à ajuster le micro) ce qui génère un conflit et, donc, du rire.
L’exploit – le clown propose au public un projet très difficile à réaliser pour lui. Exemple : il ne dit pas « je vais jongler avec 3 balles » mais « je vais jongler avec 3 balles et vous lire le journal en même temps ». Il se prépare ainsi au bide.
Le bide – Le bide est drôle (pour les autres) lorsqu’il est exprimé chez le clown par une modification d’état émotionnel. Sans l’émotion, le bide n’a pas d’intérêt. Pour « réussir » le bide, le clown doit s’engager totalement dans la réussite de son exploit.
La récurrence –ou comment déclencher le rire par la répétition : toujours revenir, par intervalles, sur quelque chose qui a fait rire le public. Il attend ça avec impatience.
Le point fixe – L’immobilité permet le mouvement. Le silence permet la parole. Qu’est-ce qui permet l’improvisation ? Être au fait de la place de chacun sur le plateau. Avoir la conscience de l’endroit d’où part la proposition permet un aller-retour qui crée un espace-temps sans lequel il ne saurait y avoir de tension dramatique. Pour donner à voir, l’acteur a recours au point fixe.
Pour illustrer ce propos, le « masque neutre » est considéré comme le point fixe de l’art clownesque.

Le Ping-Pong : Qui a le regard? Qui agit en premier? Vers quoi nous entraîne un pas, qu'il soit fait sur la gauche ou sur la droite? Quelle signification ce déplacement a-t-il pour le partenaire, et quelle histoire, aussi simple soit-elle, va se tisser à partir de ces quelques signes? Comment lire en l'autre les signes qu'il émet, lui répondre et ensemble créer?

Les exercices :
Dos à dos : en contre-poids, il s’agit de trouver un centre de gravité commun pour pouvoir se déplacer.
Fil à fil : 2 personnes lient leur index droit. Il s’agit de se mouvoir et que le fil soit toujours tendu (si l’un tire trop fort le fil se rompt : analogie avec le leader qui ne veut pas lâcher son projet).

Les structures de jeu :
Petit frère-Grand frère : Grand frère est occupé à une activité, Petit veut absolument tout faire comme lui.
L’assistant et le conférencier : le conférencier est secondé par un assistant qui perturbe le déroulement de la conférence; à un moment choisi dans le jeu, les rôles s’intervertissent.
Le 2 contre 1 : 2 clowns s’allient contre le troisième. Il s’agit de constituer un duo et d’isoler un clown physiquement dans l’espace. Le troisième utilise toutes les stratégies pour rompre l’isolement en s’alliant avec l’un des deux autres.
Le trio Fratellini (clown blanc, pitre-contre-pitre) : le clown blanc dirige le projet, le pitre l’exécute, le contre-pitre le fait échouer.
Petit-Moyen-Grand frère : Grand donne les ordres au Moyen qui les inflige à Petit. Petit et Grand ne communiquent jamais directement, ils se servent toujours du Moyen comme intermédiaire.

Quelques citations pour donner à réfléchir :

Le clown voit le monde avec d'autres yeux et vit dans le rayonnement de l'instant. (H. Miller)

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles. (Sénèque)

Pour le clown la chute d'une feuille est aussi important que la chute d'une bombe". (S. Beckett)

Toute ouverture nous livre de nouvelles zones d'opacité. Et ça à l'infini. (C. Régy)

Le rire, c'est du mécanique plaqué sur du vivant. (Bergson)

C'est dans les contraintes qu'il faut trouver la liberté. (Nietsche)

L'art est une transposition poétique de la vie; pas le réalisme qui en est une copie. (Ch. Dullin)

Si quelque chose vous échappe, feignez d'en être l'auteur". (J.Cocteau)

Du silence naît la parole. De l'immobilité naît le geste; du mouvement naît l'émotion. (B. Wilson)

Le corps est le théâtre des émotions. (O. Dubosc, danseuse)

Le chemin n'existe pas, c'est la marche qui fait le chemin. (Hegel)

Supports fournis aux stagiaires

Djembes, Masques neutre, nez, maquillage

1 stagiaires par poste de travail

Évaluation pédagogique en fin de parcours.

Les stagiaires seront évalués par un entretien avec le responsable pédagogique, en fin de formation, pour voir quels sont les acquis.

Le stage sera évalué (à chaud et à froid) par les stagiaires au moyen d'une grille qu'ils rempliront et nous rendront le dernier jour du stage pour l'évaluation à chaud et nous renverrons pour l'évaluation à froid.

Formateurs

Fred ROBBE Clown, Comédien, Auteur, Metteur en scène

Cecilia LUCERO Clown, Comédienne, Maquilleuse

Ludovic PREVEL Musicien percussionniste, Pédagogue en rythme, musique et percussions corporelles

Daniela MOLINA CASTRO Chanteuse, Comédienne , Pédagogue

Pierre-François BLANCHARD Pianiste, musicien, pédagogue