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L'ATELIER DE THEATRE VIVANT — Jouer Pinter : Théâtre/Cinéma - Les mots/Le silence

Publié le 18/07/2017 — Produit n° 224289 — Code interne : A

Mots-clés associés : Intermittents artistes hors musiciens - interprétation

L’objectif du stage est, à partir de deux pièces de Pinter, « L'Amant » et « C'était hier » d’explorer et de déterminer ce qui caractérise le jeu en scène et le jeu face à la caméra.

Informations générales

Identification du stage

:
Comédiens intermittents du spectacles

:

Diplômes : Tous niveaux
Niveau de formation : Trois années de cours d'Art Dramatique

:

En scène
-Réapprendre à dire un texte (Programme technique 1)
-Dissocier le geste et la parole (Programme technique 2)
-Se situer par rapport à un objectif, une situation
-Se connecter à un auditoire
-Procéder par rupture et contraste (Programme technique 3)
-Former une pensée dans le silence (Programme technique 4)

Face à la caméra
-Maîtriser son regard
-Maîtriser ses réactions
-Donner un signe
-Intérioriser une information extérieure, former une pensée (Programme technique 5)
-Créer un état à partir de l’humeur de l’instant et s’y tenir
-Attaquer son intervention muette ou orale dans l’énergie (Programme technique6)

  • Du 20/11/2017 au 15/12/2017
    Réf. Afdas : 1730472

140h (20 jours - 35.0h/semaine - 6 jours d'interruption)
PARIS (Ile-de-France)
12 stagiaires


Financement à 100% par l'Afdas pour les publics recevables. Dans la limite des budgets disponibles.


Patricia VARNAY — 06 83 35 94 53
patricia_varnay@orange.fr
www.theatrevivant.fr

Informations pédagogiques

Programme pédagogique

L’objectif du stage est, à partir de deux pièces de Pinter, d’explorer et de déterminer ce qui caractérise le jeu en scène et le jeu face à la caméra. En passant constamment de la scène au plateau de cinéma et du plateau de cinéma à la scène, dans un répertoire qui a su inventer et réconcilier les nécessités de l’un et de l’autre, les acteurs-stagiaires apprendront à utiliser les différentes techniques de jeu et à constater durant tout le stage les similitudes des moyens mis en œuvre au théâtre et au cinéma.

1ere semaine
Le premier jour on fera connaissance à travers un premier exercice, en scène, où chacun devra se présenter dans une situation donnée, différente pour chacun, et créer une rupture à partir d’un événement extérieur.
Nous consacrerons l’après-midi à parler de Pinter, sa vie/son œuvre, à lire « L’Amant » et à quelques commentaires sur les premières impressions de lecture, et déjà à distribuer des scènes. La dernière heure sera une initiation ou une redécouverte de la diction classique, à partir des vers de « Phèdre » de Racine.

Le deuxième jour commencera par la fin de l’exercice de la veille, plus un exercice sur les ouvertures et fermetures d’intentions et dissociation du geste et de la parole.
L’après-midi sera consacré à la lecture de « C’était Hier », aux commentaires « sur l’instant », et à distribuer une scène et un monologue à chaque stagiaire. La dernière heure, nous terminerons l’initiation au vers classique de Racine.

Le troisième jour nous aborderons, toujours en scène, des exercices sur la formation de la pensée de l’acteur et la gestion du silence, en utilisant déjà les mots de « L’Amant ».
L’après-midi sera consacré à un premier exercice face à la caméra sur la maîtrise du regard, l’immobilité de l’écoute et l’énergie de l’attaque d’une intervention. La dernière heure, nous continuerons nos exercices de diction à partir des vers du « Tartuffe » de Molière.

Le quatrième jour, chaque stagiaire ayant choisi une scène de «L’Amant », nous aborderons un travail de montage des scènes en créant une circulation, pour donner aux acteurs des points d’appui de jeu et déterminer des zones d’action et d’immobilité.
L’après-midi, face à la caméra, nous aborderons un exercice plus élaboré en s’aidant peut-être du texte de Pinter dans « C’était Hier », et les monologues qui égrènent la pièce en particulier. La dernière heure achèvera notre travail sur le vers classique.

Le cinquième jour, nous continuerons notre premier travail sur le montage des scènes de « L’Amant ».
L’après-midi, nous parlerons des techniques et de la grammaire cinématographique, et terminerons la semaine par le visionnage d’un florilège de séquences de film particulièrement significatives, mettant en jeu les grands acteurs français et américains (Gabin, Adjani, Depardieu, De Niro, Brando, Liz Taylor, Redford etc….).

2eme semaine
Les deux premiers jours, nous continuerons le travail sur « L’Amant », en insistant particulièrement sur la formation de la pensée dans le silence et l’articulation du texte.
Les deux après-midis serons consacrés à des exercices face à la caméra à partir des dialogues de « C’était Hier » où il s’agira de ne pas télescoper le jeu du partenaire : Travail sur l’écoute, la création de l’état et la non-tricherie avec l’état du moment.
Les deux dernières heures de la journée cloront le travail de diction avec « Le Jeu de L’Amour et du hasard » de Marivaux comme support.

Les trois jours suivants, le travail « en scène » sur « L’Amant » suivra son cours, en développant la maîtrise des situations, des intentions et la création du jeu théâtral proprement dit.
En parallèle, des exercices face à la caméra à partir de « C’était Hier », tendront à la maîtrise du signe, l’évolution de l’état et la puissance de l’attaque.

3eme semaine
Le matin des deux premiers jours, nous finaliserons les mises en espace de « L’Amant » et attaquerons un travail de défrichage sur « C’était Hier », en commençant par les monologues et en particulier le long monologue qui clôture la pièce.
Les après-midis seront consacrés à jouer devant la caméra les scènes de « L’Amant » vues le matin, en changeant à volonté la distribution des rôle, pour que les acteurs se trouvent en situation d’endosser un rôle qu’ils n’ont pas interprété mais vu répéter par d’autres.

Les trois derniers jours de la semaine, nous devrons en avoir terminé avec « L’Amant » dont nous continuerons néanmoins l’après-midi, à filmer des scènes répétées. Les matinées, nous nous consacrerons à temps plein sur les scènes dialoguées de « C’était Hier », une fois terminé le travail sur les monologues.

4eme semaine
Les trois premières journées, nous devrons impérativement terminer le travail sur « C’était Hier », en scène le matin, et face à la caméra l’après-midi, en précisant toutefois que les scènes en mode cinéma n’auront jamais été répétées avant, mettant ainsi les acteurs dans les conditions réelles d’un tournage en studio.

Les deux derniers jours seront une synthèse du travail de tout le stage, au cours desquels nous élaborerons une présentation-spectacle alternant à partir des deux pièces, des passages joués « en scène », et d’autres filmés en direct par l’équipe de tournage.

Le soir du dernier jour, nous présenterons donc ce spectacle sur les lieux même du stage aux amis et aux familles des stagiaires. Les professionnels, amis comédiens et anciens stagiaires seront évidemment les bienvenus.

Planning d'une journée type

Le travail étant évolutif au fil des semaines les travaux techniques et pratiques ne sauraient être les mêmes entre le premier et le dernier jour du stage. Il n’en reste pas moins que chaque journée suivra à peu près le même processus de travail, en sachant qu’on ne peut pas exiger des stagiaires la même attention le matin que le soir :
De 10h00 à11h30 Exercices physiques, improvisations, jeu.
De 11h 30 à 13h30 Travail de jeu « seul en scène » sur les pièces de Pinter.
De 13h30 à 14h30 Pause déjeuner.
De 14h30 à 16h30 Travail de concentration face à la caméra. Traitement des dialogues de Pinter.
De 17h à 18h Diction, travail à la table, montage de textes, discussion sur l’évolution du stage.

Informations complémentaires (méthodologie, ...)

Programme technique 1 :
Pour prétendre faire résonner un texte sans autre artifice que son articulation laconique, il convient de maîtriser parfaitement l’élocution de la langue, de savoir attaquer un mot, une phrase, allonger une syllabe, produire le son juste, aller sans hésiter jusqu’au bout de la phrase, jusqu’au bout de la pensée.
En partant de l’alexandrin (Racine, Molière) et de la prose classique (Marivaux), nous proposerons par des exercices quotidiens de retrouver les valeurs et les appuis oubliés du français.

Nous aborderons successivement :
1/ Les valeurs prosodiques :
Ouverture et fermeture des sens, du vers, des phrases, des mots.
Interrogation, exclamation.
Hauteur de l’attaque du vers, progression, diminution, altération.

2/ L’accentuation :
Attaque d’un vers, d’un mot, d’un groupe de mots.
Les finales.
Redécouverte des accents toniques oubliés (première et dernière syllabe des mots)
Notion de “mot phonologique”.
Enjambement, rejet.
Accentuation de sens : Les mots- phares.
Il y a dans chaque vers un mot ou une série de mot “ éclairant ”. Suivant l’accentuation le vers prend un sens ou un autre.

3/ Les valeurs phonétiques :
- Différence entre voyelle ouverte ou fermée :
(“ e ” ou “ eu ”, “ é ” ou “ ê ”, “ ô ” ou “ o ”)
Attraction de consonnes après la voyelle.
Différence entre diphtongue et diérèse.
Attaque de la diphtongue.

4/ Les valeurs rythmiques
Théorie des longues, demies longues et brèves de la méthode traditionnelle.
Valeurs scalaires du “ e ”, allant de l’élision (valeur zéro), au “ e ” fort ”, en passant par le “ e ” muet, la rime féminine et la voyelle blanche à contre temps.

5/ Les liaisons :
- Liaisons de sens, liaisons d’usage, liaisons de raison.
Dénasalisation.
Les exceptions.

6/ Les valeurs métriques :
L’alexandrin n’est pas une entité corsetée qui commence au premier pied, se termine à la rime et passe par l’obligatoire césure à l’hémistiche.
Le sens suit une autre logique et l’on peut dans Racine et Molière sculpter déjà des métriques différentes, système généralisé ensuite par Baudelaire, Rostand et les poètes modernes.
Par le jeu des accentuations on peut par exemple considérer l’admirable vers de Phèdre “ C’est Vénus, toute entière à sa proie attachée” … comme quatre vers indépendants de trois pieds :
“ C’est Vénus ”
“ Tout entière ”
“ A sa proie ”
“ Attachée ”…
Chaque vers étant attaqué et traité séparément.

De la même façon, les deux vers d’Aricie au Vème acte de “ Phèdre ” :
“ Mais tout n’est pas détruit et vous en laissez vivre ”
“ Un…Votre fils, Seigneur, m’interdit de poursuive… ”
peut se dire :
“Mais tout n’est pas détruit ”
“ Et vous en laissez vivre un ”
“ Votre fils, Seigneur, m’interdit de poursuivre… ”

Un hexasyllabe, un heptasyllabe et un vers de onze pieds ! N’est-ce pas du Verlaine avant la lettre ?

Programme technique 2 : Dissociation du geste et de la parole
Pour qu’un contraste ou une rupture à l’intérieur d’une action fonctionne, l’acteur doit avoir une parfaite connaissance de son corps et analyser préalablement toutes les phases du déplacement ou du mouvement qu’il va avoir à accomplir.

A partir d’une série de gestes simples, nous proposerons des exercices fondés sur la technique de séparation :
concentration
objectif primaire – objectif secondaire
décomposition de l’action
prise de conscience du corps
précision – timing – rythme – rupture.

Nous établirons ensuite une mise en espace des textes de Feydeau particulièrement large pour pouvoir mettre en application ces contrastes de déplacement et ces ruptures de mouvement.

Programme technique 3 : Séparation-Rupture-Décalage, Contraste d'action

En partant toujours du principe que l’effet comique est fondé sur un contraste et que l’intérêt du spectateur est tenu en éveil par ce qui rompt l’uniformité du ton et de l’action, nous développerons une technique de la “ rupture ” sur le plan de l'action.

Neutralité de déplacement
Arrêt sur image – pause de réflexion - Projection sur le public – Prise de conscience
Rapidité, lenteur de déplacement
Direction de regard
Timing, rythme.

Programme technique 4 : La pensée de l'acteur en scène
L'exploration de la pensée (sous texte) et de l'inconscient des personnages se fera à partir d'exercices fondés sur :
L'improvisation
Le jeu sans texte
Intention
Sentiment contradictoire – situation parallèle – code de jeu – art du Décalage

Pour parvenir à signifier des situations et intentions imposées, nous ré-insisterons sur :
L'état
La concentration
Objectif primaire
Objectif secondaire
La résonance

Programme technique 5 : Jouer et penser
- C'est une synthèse de travail qui consiste à transformer une pensée en jeu.
- Le stagiaire se laisse guider par sa pensée, qui, suivant le schéma “induction-réflexion-réaction”, détermine un comportement fait de ruptures et de contrastes. Les signes qui en résultent deviennent du jeu à partir du moment où le comédien ne les censure pas et les agrandit. Il crée donc du spectacle en choisissant dans le cheminement de sa pensée de privilégier un détail, d'agrandir une intention, de développer un état. Le jeu doit prendre l'avantage sur l'intériorisation.
- L'intervenant se doit de regarder le comédien, de le guider, de lui suggérer d'autres pistes de travail, de choisir la voie qui lui semble la meilleure, de peaufiner un détail, d'agrandir un signe, de lui donner la liberté d'être pleinement lui-même en train de s'exprimer.

Programme technique 6 : Contraste d'intentions
- Pour parvenir de façon précise et systématique à établir des contrastes d’intentions, il s’agit d’abord de savoir reconnaître, définir et fixer une couleur d’intention pour l’opposer ensuite à une autre.
- Par un travail “ à la table ”, chaque stagiaire sera dirigé dans le passage qu’il lui appartiendra de défendre pendant la durée du stage.
- L’analyse du texte permettra de définir comme dans une partition, des humeurs (intentions) et des paliers (ruptures) puis encore des contrastes et des décalages entre chaque paliers (intentions et ruptures secondaires).
- Il s’agira ensuite de fixer ces intentions dans sa mémoire émotionnelle pour être susceptible de les reproduire avec exactitude d’un jour sur l’autre.
Ce travail préalable “ à la table ” devrait permettre la maîtrise totale de l’objectif d’intention lorsque le texte sera mis en espace.

Supports fournis aux stagiaires

Un espace de répétition de 80 m2 équipé d'un dispositif scénique de 6 mètres d'ouverture, 6 mètres de profondeur, 3 mètres de hauteur de plafond (boîte noire avec tapis de danse) .
Equipement de la salle : projecteurs, miroirs (5,50x1 ,90m), sono, lecteur DVD, télé, chaises.
Une camera de prise de vue avec contrôle video.
Tables, fauteuils, canapé.

- Une bibliothèque avec les oeuvres de Pinter et du théâtre de l'absurde (Beckett, Ionesco, Adamov) et des ouvrages sur les techniques du cinéma et le travail des grands acteurs.
- Dictionnaire encyclopédique du théâtre (Corvin), ouvrages théoriques sur le théâtre (Jouvet, Artaud, Stanislavski etc...),
- Vidéothèque
- Films de référence.

1 stagiaires par poste de travail

Évaluation pédagogique en fin de parcours.

Une présentation de travaux aura lieu le dernier jour du stage, en présence d'un public d'amis (adhérents du théâtre vivant) et d'invités professionnels (metteur en scène et directeurs de salle).
Une note mesurant les progrès acquis en fin de stage + une note mesurant le niveau général du stagiaire .

Formateurs

Philippe Ferran metteur en scène, formateur

Informations pratiques
L'ATELIER DE THEATRE VIVANTJouer Pinter : Théâtre/Cinéma - Les mots/Le silence
  • Du au
    Réf. Afdas : 1730472
Durée : 140h (20 jour s - 35.0h/semaine - 6 jour s d'interruption )
Lieu de formation : PARIS (Ile-de-France)
Effectif : 12 stagiaires
Coût : 2520.00 €
Financement à 100% par l'Afdas pour les publics recevables. Dans la limite des budgets disponibles.
Inscriptions
Patricia VARNAY 06 83 35 94 53
patricia_varnay@orange.fr
www.theatrevivant.fr
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